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A bord du Paris-Berlin, symbole du renouveau du train de nuit

Dans le premier train de nuit vers Berlin au départ de la gare de l’Est, le 12 décembre 2023.

Il est de retour. Neuf ans après son arrêt, le train de nuit Berlin-Paris a repris du service, lundi 11 décembre. Départ à 20 h 28 de la gare centrale de Berlin, sous les caméras et les flashs des « ferrovipathes » allemands, les passionnés de train qui guettent toutes les nouveautés. Arrivée prévue à 10 h 26 à Paris, après quatorze heures de trajet, avec un accueil enthousiaste des ferrovipathes français, malgré un bon quart d’heure de retard et d’attente sous le crachin hivernal.

Le Nightjet – c’est le nom de ce train de nuit – repartira le soir même, à 19 h 12, de Paris pour rallier la capitale allemande à 8 h 26 le lendemain. Composé de six voitures, il offre, au choix, trois niveaux de confort. Les voitures-lits (72 places, à partir de 94,90 euros en réservant très à l’avance) sont les plus recherchées, avec des banquettes larges (pour une à trois personnes par cabine). Elles sont équipées soit d’une salle d’eau (douche, W.-C.), soit d’un petit lavabo avec accès à une douche dans le couloir. Les voitures-couchettes, de quatre ou six couchages (108 places au total, à partir de 59,90 euros), ressemblent à celles des voitures Corail des années 1970. L’option la moins chère pour voyager reste la place assise, avec 132 sièges inclinables, à partir de 29,90 euros.

Le voyage demande un peu d’organisation, faute d’une liaison quotidienne entre les deux capitales : il faut prévoir de partir de Paris le mardi, le jeudi ou le samedi soir, et de revenir, au départ de Berlin, le lundi, le mercredi ou le vendredi soir. Au départ de Paris, le week-end sera ainsi forcément décalé. Le train ne circulera tous les jours, si tout va bien, qu’à partir d’octobre 2024. Une option bien moins flexible que l’avion.

Avec le retour de cette liaison, la nostalgie s’invite dans les gares. « La première fois que je suis venu à Berlin, c’était il y a trente-trois ans, avec mes parents : ils voulaient me montrer ce qui restait du Mur », se souvient Clément Beaune, le ministre délégué aux transports français, sur le quai de la Hauptbahnhof, la gare centrale de Berlin. Gare de l’Est, à Paris, Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, a, lui, rappelé « avoir déjà relancé ce train, en 1991, deux ans après la chute du Mur ». Il était alors directeur des opérations dans l’est de la France. Les regrets étaient aussi au rendez-vous : « C’était une erreur d’avoir arrêté », a soupiré Manja Schreiner, sénatrice (CDU) de Berlin pour la mobilité, les transports et la protection du climat.

Quelques ratés au démarrage

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