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Campagne présidentielle de Valérie Pécresse : l’enquête pour détournement de fonds publics classée sans suite

« Je suis heureuse de voir mon honneur une nouvelle fois lavé. » L’enquête pour détournement de fonds publics et financement illégal de la campagne présidentielle de Valérie Pécresse en 2022 a été classée sans suite lundi, a communiqué jeudi 1er février le parquet de Paris, confirmant une information de Franceinfo.

L’ancienne candidate du parti Les Républicains et actuelle présidente du conseil régional d’Ile-de-France a aussi dénoncé un « harcèlement systématique, cynique et indigne » des élus du parti Europe Ecologie-Les Verts, dont le député Julien Bayou qui avait émis ce signalement sur sa campagne présidentielle.

Adressé en avril 2022 au parquet de Paris et dont l’Agence France-Presse avait eu connaissance, le signalement visait les infractions de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne électorale, financement illégal de parti politique, abus de biens sociaux et de prises illégales d’intérêts.

Une « infraction insuffisamment caractérisée »

Julien Bayou s’appuyait notamment sur la démission de la conseillère régionale Babette de Rozières de l’équipe de campagne et de toutes les commissions en raison de « désaccords qu’elle a manifestés à l’égard de la campagne présidentielle de Valérie Pécresse ». Il était, entre autres, question de « la contribution sur son temps de travail d’une agente, la directrice de cabinet de la présidente de région, à l’élaboration du programme de la campagne présidentielle de la droite ».

L’enquête, confiée à la brigade de la répression de la délinquance économique, a été classée lundi 29 janvier comme « infraction insuffisamment caractérisée », selon le parquet. « Le signalement ne portait pas à notre connaissance des éléments factuels, mais des propos tenus par d’autres personnes laissant craindre qu’il y avait une potentielle infraction », a expliqué le ministère public. Lors de son audition, Babette de Rozières « n’avait pas d’élément factuel à apporter à notre connaissance », a poursuivi le parquet.

Une autre enquête reste, elle, toujours en cours. Elle a été ouverte pour abus de confiance et recel et porte en particulier sur les conditions de location d’un des deux sièges de la campagne présidentielle après un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Le Monde avec AFP

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