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La Société générale pourrait supprimer près de 900 postes

Vue du siège de la Société Générale à Londres le 5 mai 2017.

Début de semaine tendu à la Société générale. Trois jours avant la présentation de ses résultats financiers annuels, le groupe bancaire a annoncé lundi 5 février son intention de supprimer environ 900 postes à son siège de La Défense.

Le groupe bancaire, qui employait mi-2023 un peu plus de 52 000 personnes en France sur un effectif mondial de 111 700, précise que ce projet, qui concernera notamment l’informatique, vise à « regrouper et mutualiser certaines activités et fonctions », « supprimer des strates hiérarchiques pour alléger les processus de décision » et « redimensionner certaines équipes ». Le tout sans départs contraints.

Dans un message adressé aux salariés en tout début de journée lundi, le directeur général du groupe, Slawomir Krupa, et ses deux directeurs généraux délégués, Philippe Aymerich et Pierre Palmieri, justifient ces réductions d’effectifs par « des coûts structurellement trop élevés » et « une rentabilité en décalage par rapport à la moyenne de notre industrie ».

Ils ajoutent que les départs envisagés, qui concernent environ 5 % des effectifs du siège, se feront « au travers de mobilités internes, de transitions d’activité et de départs volontaires. »

« La simplification de l’organisation »

En présentant son plan stratégique, le 18 septembre 2023, M. Krupa, en poste depuis mai 2023, avait annoncé vouloir réduire les coûts du groupe de 1,7 milliard d’euros au total à l’horizon 2026 par rapport au niveau de coûts de 2022, dont environ 600 millions dans les seuls services informatiques, entre autres par le biais de « l’amélioration de l’efficience » et de « la simplification de l’organisation ».

Le plan stratégique implique également une amélioration de la gestion des risques, une allocation plus efficace des capitaux propres et une rationalisation du portefeuille d’activités, afin de faire de la Société générale « une banque européenne de premier plan robuste et durable ».

Mais sa présentation devant un parterre d’analystes à Londres s’était accompagnée d’objectifs jugés décevants par les marchés, ce qui s’était traduit par une chute spectaculaire de 12 % en une séance du cours de l’action Société générale à la Bourse de Paris.

Sanction brutale des marchés

Le titre ne s’est toujours pas relevé de cette sanction brutale et la valorisation du groupe reste inférieure à 19 milliards d’euros, contre 40 milliards d’euros et 64 milliards d’euros respectivement pour Crédit agricole et BNP Paribas, les deux autres grandes banques françaises cotées. Un handicap qui accroît aux yeux des salariés la pression sur l’équipe dirigeante en faveur de restructurations importantes.

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