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Métros parisiens : la fréquence s’est dégradée depuis 2019 sur la plupart des lignes

Si vous empruntez le métro à Paris, vous avez peut-être remarqué « une nouvelle dégradation du service (…) après un léger redressement au printemps 2023 » ? C’est le constat formulé début décembre par Valérie Pécresse, la présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France et d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), dans un communiqué où elle « rappel[ait] à la RATP la nécessité de remonter la pente ».

De grosses difficultés avaient touché le réseau métropolitain de la capitale lors de l’hiver 2022-2023, avant une amélioration sur certaines lignes au printemps et à l’été. Mais de nouveaux écueils sont survenus à l’automne.

Les raisons sont connues : la RATP peine à recruter des conducteurs, alors qu’elle avait déjà mis en pause les embauches pendant la pandémie de Covid-19. Malgré les efforts de l’entreprise publique, il est difficile de rendre le métier attractif – la fin du régime spécial des salariés de la RATP actée en 2023 n’y est sans doute pas tout à fait étrangère. Elle manque également de spécialistes de la maintenance, ce qui explique les 20 % de trains en moins sur la ligne 8 par exemple, et les 10 % sur la ligne 7.

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Si, après les confinements, la RATP et IDFM avaient réduit la fréquence – et donc augmenté le temps d’attente entre les métros –, les objectifs ont désormais été relevés au niveau d’exigence de 2019. Selon les chiffres communiqués par IDFM, seules les lignes 4, 6 et 14 conservent une fréquence un peu plus faible qu’avant – avec une attente de 5 ou 10 secondes de plus entre les métros.

Pour autant, la fréquence constatée reste moins bonne qu’avant le covid, sur la plupart des lignes e métro.

De l’évolution de la fréquence des métros parisiens

Ce graphique présente la fréquence moyenne des métros parisiens aux heures de pointe, en

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