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Eric Zemmour condamné pour complicité de diffamation à l’encontre de la députée LFI Danièle Obono

Eric Zemmour, chef de file du parti d’extrême droite Reconquête ! et ex-chroniqueur sur CNews, a été reconnu coupable de complicité de diffamation publique à l’encontre de la députée Danièle Obono (La France insoumise, LFI) mercredi 7 février, et condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 1 000 euros avec sursis.

Les faits remontent à août 2020. Au cours de l’émission « Face à l’info » sur CNews, animée à l’époque par Eric Zemmour, ce dernier s’en était pris à Mme Obono, caricaturée en esclave quelques jours avant l’émission par l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs actuelles. Le polémiste avait alors accusé la parlementaire « de refuser de dire “Vive la France” à la télévision », « d’organiser des réunions interdites aux Blancs » et « de dire tout son amour pour Mohamed Merah, qui tue des enfants juifs ».

Le directeur de publication de CNews a été pour sa part reconnu coupable de diffamation publique et condamné à la même peine que M. Zemmour. Les deux hommes devront en outre verser solidairement 1 000 euros à Mme Obono au titre des dommages et intérêts.

Pour le tribunal, il n’existe pas de « base factuelle » pour corroborer les affirmations de M. Zemmour. Dès lors, « les prévenus ne pourront donc bénéficier de l’excuse de la bonne foi », a souligné la 17chambre du tribunal judiciaire de Paris. Le tribunal a également ordonné à CNews de supprimer la vidéo de l’émission « Face à l’info » où ont été tenus les propos « reconnus diffamatoires » dans les quinze jours suivant la date à laquelle la décision du tribunal sera devenue définitive.

L’ex-candidat d’extrême droite à la présidentielle de 2022 et actuel président du parti Reconquête ! a déjà été condamné à deux reprises pour provocation à la haine, pour des propos tenus en 2010 et en 2016, et a plusieurs procès en attente. En septembre 2023, M. Zemmour a également été condamné en première instance à 4 000 euros d’amende pour injure homophobe, pour avoir déclaré en octobre 2019 sur CNews que les personnes homosexuelles avaient « asservi » l’Etat « à leur profit ». Il a fait appel de cette décision.

Le Monde avec AFP

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