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Epargne : comment les fintech cassent les codes et les tarifs

Les fintech de l’épargne se distinguent par des tarifs très bas en comparaison de ceux pratiqués par les banques ou les assureurs. L’argument fait mouche, car, en matière d’épargne, les frais ont un impact direct sur la performance réelle d’un placement. Les épargnants optant pour un acteur 100 % numérique peuvent ainsi souscrire un contrat d’assurance-vie sans droits d’entrée, alors que les réseaux facturent autour de 3 %.

Economies à la clé également pour les clients des courtiers en ligne que sont les néobrokers comme Trade Republic et Shares, dont les frais de transaction s’élèvent à 1 euro seulement. Pas d’avantage tarifaire, en revanche, du côté des nombreux livrets bancaires (Cashbee, Placement-direct, Ramify…) puisque ces produits sont toujours gratuits dans les banques.

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Les fintech de l’épargne sont-elles en train d’ubériser le secteur ? « Certes, la digitalisation permet d’être moins cher. Mais il ne s’agit pas de supprimer tous les frais, l’activité de conseil doit être rémunérée, même lorsqu’elle est réalisée en ligne », explique Stéphane van Huffel, fondateur de la plate-forme de conseil en gestion de patrimoine en ligne Net Investissement.

Petits investissements, petits risques

Le prix n’est d’ailleurs pas le seul argument mis en avant par les fintech. L’innovation passe aussi par la démocratisation de l’accès aux produits financiers. Le ticket d’entrée est réduit au strict minimum, ce qui permet au plus grand nombre d’y accéder. Il suffit ainsi de 1 euro pour acheter des actions, de 10 euros pour ouvrir un livret ou encore de 100 euros pour souscrire un contrat d’assurance-vie.

La plupart des opérateurs proposent des plans d’investissement réguliers pour 10 à 50 euros par mois. La plate-forme de prêt aux PME October est elle aussi accessible : « Le minimum d’investissement s’établit à 20 euros par prêt. Nous incitons nos clients à multiplier le nombre d’opérations pour répartir le risque. Ils détiennent en moyenne entre 80 et 100 prêts à l’instant T », précise Patrick de Nonneville, le cofondateur de la plate-forme. En cas de défaut de la PME, l’investisseur risque en effet de ne pas être remboursé.

Ses clients prêtent ainsi en moyenne 57 euros seulement par PME. « Les tickets d’entrée sont très faibles. Mais surtout, les nouveaux acteurs permettent aux particuliers d’investir sur certaines classes d’actifs qui ne leur étaient pas accessibles auparavant, comme les cryptoactifs », note Mikaël Ptachek, président de l’Observatoire de la fintech. Bitstack, Plum, eToro, Shares, Stackinsat, Trade Republic ou encore Yuzu sont sur ce créneau.

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