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Hommage à Robert Badinter : sa famille ne souhaite pas la présence d’élus RN et LFI lors de la cérémonie

Un portrait de l’ancien garde des sceaux Robert Badinter, mort à 95 ans, est affiché au ministère de la justice, le 9 février 2024, à Paris.

La famille de Robert Badinter ne souhaite pas la présence d’élus du Rassemblement national (RN) et de La France insoumise (LFI) à l’hommage national qui sera rendu, mercredi, à l’ancien ministre de la justice qui s’est éteint le 9 février. Un souhait auquel le RN se pliera, contrairement à LFI, a-t-on appris mardi 13 février.

L’Elysée a fait connaître cette demande d’Elisabeth Badinter, la veuve du père de l’abolition de la peine de mort, aux deux partis, a indiqué une source à l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information du Figaro.

Interrogé par l’AFP, le RN a affirmé que Marine Le Pen et les autres élus de son mouvement avaient décidé de ne pas se rendre à l’hommage national, conformément à la volonté de la famille. « On ne sera pas présents, la famille ne l’a pas souhaité. Je ne vais pas polémiquer », a déclaré Marine Le Pen, en marge d’une séance à l’Assemblée nationale.

Les dirigeants de l’extrême droite s’en sont tenus au service minimum dans leurs hommages à la mémoire de Robert Badinter, figure longtemps honnie pour avoir aboli la peine de mort. Marine Le Pen avait salué « une figure marquante du paysage intellectuel et juridique », tout en affirmant que l’on « pouvait ne pas partager tous les combats » de l’ancien garde des sceaux.

LFI enverra deux députés à l’hommage

Les responsables « insoumis » avaient au contraire multiplié les éloges après l’annonce de la disparition du père de l’abolition de la peine de mort. Le chef de file de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a encore publié, lundi, une tribune dans L’Obs pour saluer une figure qui « s’en tenait en permanence à l’altitude de l’idéal ».

Réagissant, mardi, au fait que la famille de Robert Badinter s’oppose à la présence des élus de LFI, Jean-Luc Mélenchon a regretté sur le réseau social X que l’hommage national devienne une cérémonie « dont sont exclus une partie des Français ». Dans la foulée, le parti mélenchoniste a fait savoir qu’il serait représenté par deux députés lors de l’hommage. « Un hommage national est un hommage national. Nous y sommes invités, et nous y serons représentés par Caroline Fiat, vice-présidente de l’Assemblée nationale, et Eric Coquerel, président de la commission des finances », a indiqué le groupe parlementaire LFI.

Une minute de silence a été respectée par les députés sur tous les bancs, mardi, à l’Assemblée nationale. L’ensemble des groupes ont ensuite applaudi, quelques députés RN s’en abstenant.

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Le Monde avec AFP

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