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Guerre en Ukraine : des accords de sécurité à l’armement, les Européens volent au secours de Volodymyr Zelensky

Un soldat ukrainien des forces de défense antiaérienne de la région Centre-Kiev sur un char Gepard, un véhicule blindé allemand surnommé « tueur de drones », en Ukraine, le 12 janvier 2024.

Accords de sécurité, aides financières massives, livraisons d’armes et discours de soutien indéfectible face à l’invasion russe : les dirigeants européens tentent de voler à la rescousse de Volodymyr Zelensky, bientôt deux ans après le début de la guerre.

Après le récent limogeage de son chef d’état-major, Valeri Zaloujny, le président ukrainien devait se rendre, vendredi 16 février, à Berlin, puis à Paris, avant de participer le lendemain à la conférence sur la sécurité de Munich. Alors que les combats s’enlisent et qu’aux Etats-Unis les élus du Congrès continuent de se déchirer sur la poursuite de l’aide américaine à Kiev, cette tournée prend une dimension particulière.

Face au président russe, Vladimir Poutine, l’Allemagne et la France, longtemps critiquées pour leur manque de leadership, se veulent aux avant-postes. Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky devaient signer, vendredi en fin d’après-midi, l’accord de sécurité bilatéral négocié depuis l’automne 2023 par leurs émissaires, afin de pérenniser le soutien que Paris apporte à Kiev sur le plan militaire, mais aussi humanitaire et économique. Le chancelier allemand, Olaf Scholz, devait faire de même dans la matinée à Berlin. Ces engagements ont été promis en juillet 2023 par les pays du G7, puis par vingt-cinq autres Etats, dont la Pologne, en marge du sommet de l’OTAN de Vilnius, faute d’amorcer le processus d’adhésion de Kiev à l’Alliance atlantique.

« Entre nous, il y a une très grande unanimité pour aider l’Ukraine », a assuré Sébastien Lecornu, le ministre français des armées, à la fin d’une réunion des ministres de la défense de l’OTAN, jeudi 15 février, à Bruxelles. « Les Européens ne veulent pas se laisser distraire par les déclarations de Donald Trump [sur l’abandon du principe de solidarité avec les pays de l’OTAN], a-t-il ajouté. Tous les pays s’organisent pour apporter leur aide à l’Ukraine et, progressivement, les coalitions par type de matériel à envoyer à Kiev se mettent en place. »

Le rapport de force sur le terrain a basculé en faveur des Russes

Les premiers à sceller un accord de sécurité avec l’Ukraine ont été les Britanniques. Lors d’une visite surprise à Kiev, le 12 janvier, le premier ministre Rishi Sunak a annoncé un soutien d’une durée de dix ans, un acte salué comme « sans précédent » par Volodymyr Zelensky. Les Britanniques se sont engagés à fournir des missiles à longue portée Storm Shadow, des moyens de défense antiaérienne, des « centaines de milliers » de nouveaux obus d’artillerie, des armes antichars, et des drones. Au total, Londres promet une aide militaire de 2,5 milliards de livres sterling (2,9 milliards d’euros) pour les années 2024 et 2025, un chiffre en progression de 200 millions de livres sterling par rapport aux deux années précédentes.

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