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Victor Wembanyama, parmi les étoiles du All-Star Weekend, poursuit sa découverte de la NBA

L’intérieur français Victor Wembanyama, lors d’un match entre les San Antonio Spurs et les Washington Wizards, le 20 janvier 2024 à Washington, DC.

A leur tour, les spectateurs américains s’y accoutument peu à peu : chez Victor Wembanyama, la démesure semble la norme. Le phénomène des Spurs de San Antonio livre une première saison en NBA aboutie et gratifie match après match le public de séquences semblant parfois sorties d’un jeu vidéo : « dunks » en prenant appui hors de la raquette – plus facile du haut de 2,24 mètres –, passes dans le dos ou contres enchaînés (il domine la ligue nord-américaine de basket dans cette catégorie, et a récemment réalisé dix « blocks » en un seul match), le Français de 20 ans aime faire le spectacle. Ses aptitudes font de lui un candidat tout désigné pour l’All-Star Weekend.

Pendant trois jours, la saison régulière de la NBA est mise sur pause et les meilleurs joueurs du pays convergent vers une même destination. En 2024, Indianapolis, capitale de la terre du ballon orange qu’est l’Indiana, héberge le grand raout du vendredi 16 au dimanche 18 février.

En dépit de statistiques faisant de lui un prétendant légitime (20,5 points, 10 rebonds et 3,2 contres par match), Victor Wembanyama n’a pas été retenu pour le « match des étoiles », qui oppose le gratin des Conférences Est et Ouest de la ligue nord-américaine. Il pâtit sans doute du piètre bilan de son équipe – avec 11 victoires et 44 défaites, les Spurs sont bons derniers à l’Ouest. Cependant, il est bien du voyage dans l’Indiana. Et, à l’image de sa saison, son premier All-Star Weekend promet d’être agité : l’immense Français devrait être au centre de toutes les attentions.

Après un passage par le séminaire qui inaugure l’événement, « Wemby » dispute, vendredi soir (à 3 heures, heure de Paris) le Rising Star Game, match des étoiles des néophytes de la NBA. Avec son compatriote et ex-coéquipier aux Metropolitans 92 Bilal Coulibaly, le Français devrait briller dans ce minitournoi voyant quatre équipes de rookies (joueurs qui disputent leur première année en NBA) et sophomores (ceux qui disputent leur deuxième année) s’affronter. Il enchaînera samedi avec le Skills Challenge, une épreuve de dextérité.

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La vingtième cape de LeBron James au All-Star Game

« J’ai tellement été concentré sur notre saison que je n’ai pas vraiment pensé à ce programme, a assuré Victor Wembanyama en conférence de presse. A mon avis, ça va me frapper quand j’y serai. Et c’est sûr que ça sera une expérience particulière, et j’ai hâte. Je me demande ce que ça fait de voir… tous ces grands joueurs sous le même maillot. »

Surveillé de près par les Spurs, qui monitorent ses minutes jouées et protègent leur prodige, le Français réalise une première saison à la hauteur des attentes qu’il a générées. « J’ai pensé qu’il valait mieux se faire une idée de ce qu’il valait en le regardant jouer », a soufflé, dans la semaine, le coach de la franchise texane, Gregg Popovich, après avoir laissé « Wemby » trouver ses marques dans la ligue. « Maintenant, on en sait bien plus sur lui. » Toute la NBA peut le confirmer. Désormais favori de la course au meilleur rookie de l’année après avoir été un temps concurrencé par l’intérieur du Thunder d’Oklahoma City Chet Holmgren, le Français rallie la plupart des observateurs à sa cause.

« Wembanyama est fun à voir jouer », a déclaré cette semaine l’ancien pivot des Lakers de Los Angeles Shaquille O’Neal. Reconverti en consultant télévisé, le multiple All-Star n’avait pas dissimulé son scepticisme à l’arrivée du toujours frêle Tricolore en NBA. « Son équipe ne joue peut-être pas bien, mais lui, il joue très bien. »

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Dimanche, le rookie ne sera pas sur le parquet ultratechnologique dévoilé par la NBA à l’occasion de ce week-end – un immense écran LED, recouvert d’un filtre incassable et évoquant la texture d’un parquet. Il assistera depuis le premier rang à la vingtième sélection au All-Star Game de la star LeBron James – un record. Joueur le plus attendu de la ligue en 2003, comme « Wemby » vingt ans plus tard, l’actuel joueur des Lakers n’avait, lui non plus, pas eu l’honneur d’être All-Star dès sa première saison.

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« Bien sûr, être sélectionné aurait été un accomplissement, mais je pense plus à gagner des matchs et progresser avec l’équipe qu’à ça », a commenté Victor Wembanyama cette semaine. S’il poursuit sa carrière sur la lancée de son début de saison, le Français devrait rapidement grossir les rangs des « étoiles », et offrir au public sa panoplie de mouvements dans un prochain match où, en général, les défenses sont aux abonnés absents. « Il va bientôt devenir un très, très gros problème pour les adversaires », prophétisait sobrement son compatriote Rudy Gobert, au début de novembre, après avoir affronté le phénomène pour la première fois en NBA. Un très très grand problème, même.

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