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Elections européennes : le mouvement Génération·s se divise sur l’alliance avec La France insoumise

Léa Filoche, une des coordinatrices du mouvement Génération.s, lors d’un meeting contre le projet de loi sur l’immigration du gouvernement et la stigmatisation des étrangers à Saint-Ouen, dans le nord de Paris, le 7 décembre 2023.

La stratégie pour les élections européennes du mouvement Génération·s, fondé par Benoît Hamon, ne fait pas l’unanimité. Jeudi 22 février, les deux coordinateurs du mouvement, Arash Saeidi et Léa Filoche, ont annoncé un vote des militants en faveur d’une alliance avec La France insoumise (LFI). Le bureau exécutif a décidé de la suspension des coordinateurs, divisant ainsi le mouvement.

Les coordinateurs ont envoyé dans la soirée un communiqué affirmant que les militants avaient entériné le choix d’une alliance avec la liste LFI, menée par Manon Aubry.

Ils ont précisé que cette option avait recueilli 59 % des voix, contre 17,5 % pour une alliance avec la liste des Ecologistes, menée par Marie Toussaint ; 16 % ont voté pour ne pas participer à ces élections, et 7,5 % se sont abstenus.

LFI, qui plaide toujours pour un rassemblement aux européennes avec les autres forces de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), comme lors des législatives de 2022, s’est aussitôt réjouie de cette décision. « Merci à Génération·s de s’engager avec nous. Ensemble, nous créons la seule dynamique de rassemblement face à Macron/Bardella », a écrit sur X Mme Aubry.

« Des déchirements regrettables »

Mais plus tard dans la nuit, un communiqué du bureau exécutif de Génération·s a fait savoir que les deux coordinateurs, « suspendus de leurs fonctions », avaient « pris la responsabilité de communiquer en leur nom propre avec les moyens du parti » et qu’« aucune des communications de ce 22 février n’engage[ait] Génération·s ». « Une communication officielle interviendra dans les prochains jours », a ajouté le bureau exécutif.

« La division de la gauche produit, dans toutes les familles, des déchirements regrettables », a déploré sur X Benjamin Lucas, l’un des quatre députés Génération·s, qui siègent dans le groupe Ecologiste. « Puissent ces déchirements ne pas être irrémédiables au regard de la période et des responsabilités qu’elle implique pour ceux que nous voulons représenter », a-t-il ajouté.

Génération·s a été fondé en 2017 par l’ancien socialiste Benoît Hamon, mais ce dernier a quitté la vie politique en septembre 2021 pour prendre la tête de l’ONG Singa. Le mouvement avait été le premier à signer avec LFI pour la Nupes aux législatives de 2022.

Le Monde avec AFP


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