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En direct, au Salon de l’agriculture : Emmanuel Macron a quitté la porte de Versailles après treize heures de visite

Les annonces d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture

Que ce soit au cours d’un point presse après avoir rencontré les syndicats agricoles ou durant le débat improvisé avec des agriculteurs, le chef de l’Etat a fait plusieurs annonces samedi matin. Voici les principales :

  • un « plan de trésorerie d’urgence » engagé « dès la semaine prochaine »

Le président de la République a évoqué un « plan de trésorerie d’urgence » pour soulager les agriculteurs. « Dès la semaine prochaine, les ministres ici présents avec moi [de l’agriculture Marc Fesneau, et la ministre déléguée, Agnès Pannier-Runacher)], avec leur collègue de l’économie et des finances [Bruno Le Maire], rassembleront les banques et l’ensemble aussi des secteurs pour pouvoir mettre en place ces plans de trésorerie. »

« Nous lancerons un recensement, dans chaque région, des exploitations qui sont dans les plus grandes difficultés de trésorerie pour pouvoir les accompagner », a-t-il ajouté.

  • la mise en place de prix planchers pour « protéger le revenu agricole »

Le chef de l’Etat a formulé l’objectif « qu’on puisse déboucher » sur « des prix planchers qui permettront de protéger le revenu agricole », dans le cadre de la préparation d’une nouvelle loi encadrant les relations entre les acteurs de l’alimentation.

Ces « prix planchers » seront fondés sur les indicateurs de coût de production sur lequel chaque filière (volailles, lait, viande bovine…) a dû se mettre d’accord pour objectiver les coûts de production des agriculteurs.

Ces indicateurs existent déjà, mais ne sont pas suffisamment pris en compte pour la viande de bœuf et le lait, reprochent les éleveurs ; en revanche, la prise en compte de cet indicateur est quasi automatique dans la production de volailles. « C’est la chose la plus engageante qu’on ait jamais faite, ce qu’on est en train de se dire », a avancé Emmanuel Macron.

  • reconnaître l’agriculture comme « intérêt général majeur »

Emmanuel Macron s’est engagé à « reconnaître [leur] agriculture et [leur] alimentation comme un intérêt général majeur de la nation française ».

D’après le chef de l’Etat, cette mention sera inscrite dans le projet de loi sur la souveraineté alimentaire qui doit être présenté le 20 mars en conseil des ministres. Pour Emmanuel Macron ce dispositif « permettra de protéger [leur] agriculture de manière ferme et solide ».

  • la reconnaissance d’un droit à l’erreur

Parmi de multiples engagements gouvernementaux sur la simplification des normes et l’assouplissement des contrôles, Emmanuel Macron a aussi dit aux agriculteurs qu’il voulait étendre le « droit à l’erreur » au monde agricole, « ce qu’on n’a pas réussi à faire jusque-là », en raison notamment de restrictions liées au droit de l’Union européenne et aux normes environnementales.

« Le droit à l’erreur, je crois que c’est aussi assez simple : c’est de dire quand je fais une connerie une fois, on me conseille, on m’aide à la corriger. Si je le fais deux fois, c’est que je fraude », a-t-il expliqué lors d’un débat avec des agriculteurs.

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