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General Motors mise sur Cadillac pour son retour en Europe

Cadillac a toujours été une marque spectaculaire et ses voitures n’ont jamais cherché à passer inaperçues. En choisissant ce constructeur, auquel est associé l’imaginaire du luxe automobile à l’américaine pour sceller son retour en Europe, General Motors (GM) s’inscrit dans cette veine. Sept années après avoir coupé les ponts avec le Vieux Continent en cédant Opel-Vauxhall à PSA, devenu Stellantis, le groupe de Détroit mise sur le Cadillac Lyriq. Un long SUV électrique à la silhouette étirée et plutôt basse.

Reprendre la main pour de bon ou, plus modestement, faire acte de présence ? La deuxième proposition paraît la plus adaptée tant les caractéristiques du nouveau venu semblent décalées au regard de la réalité automobile européenne. Avec sa vaste calandre noire au style quelque peu torturé et une partie arrière qui ne l’est pas moins mais aussi l’immense l’écran horizontal incurvé qui se déploie sur sa planche de bord, le Lyriq ne manque pas de prestance et dénote parmi les modèles de luxe des marques allemandes. Ce véhicule à l’allure assez baroque porte une stratégie qui ne l’est pas moins.

Ne disposant pas dans son portefeuille de marques, y compris chez Chevrolet, un constructeur à vocation plus populaire, de véhicules susceptibles d’entrer en résonance avec le cœur du marché européen de la voiture électrique, GM entame son offensive par le très haut de gamme. Diffusé à 9 000 unités en 2023 aux Etats-Unis, où il est fabriqué dans le Tennessee, et à quelque 5 000 unités en Chine, où il est également produit, le Lyriq est présenté par ses concepteurs comme un « SUV compact », selon une vision très américaine des catégories automobiles.

5 mètres de long et 2,7 tonnes sur la balance

Conçu à partir de la plate-forme électrique Ultium de GM, ce véhicule mesure en effet 5 mètres de long et, lesté d’une énorme batterie de 102 kilowattheures, propose une autonomie de 530 kilomètres − la puissance maximale atteint 528 chevaux, soit 388 kilowatts −, mais accuse 2,7 tonnes sur la balance. Rappelant que « la France est le troisième marché en Europe pour la voiture électrique », Jaclyn McQuaid, qui dirige GM Europe, mise sur l’aura qu’exerce Cadillac auprès d’esthètes amateurs de ce qu’elle définit comme une forme « d’avant-gardisme ».

La dirigeante n’avance aucun objectif commercial et ne dévoilera les prix du Lyriq que quelque temps avant l’ouverture des commandes, prévue le 23 mars, pour des livraisons attendues à partir du second semestre 2024. Le véhicule qui a notamment fait l’objet de réglages de suspension spécifiques pour convenir aux automobilistes européens est déjà commercialisé en Suisse et en Suède à des tarifs supérieurs à 80 000 euros.

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