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Elections européennes 2024 : les socialistes européens lancent, de Rome, leur campagne face « aux fantômes du passé »

Le Parti socialiste européen (PSE), qui a lancé, à Rome, samedi 2 mars 2024, sa campagne pour les élections européennes, est le deuxième groupe en nombre de sièges au Parlement européen, derrière le Parti populaire européen (PPE).

Les socialistes européens ont lancé, samedi 2 mars, à Rome, leur campagne pour les élections européennes du 9 juin avec l’objectif de battre l’extrême droite, qui pourrait faire une percée.

« L’âme de l’Europe est en danger (…). Les fantômes du passé sont une nouvelle fois aux portes de nos institutions », a mis en garde devant les congressistes le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, fustigeant la « haine, l’avidité, le mensonge, le déni climatique, l’autoritarisme » de l’extrême droite. « Ils possèdent des armes numériques et ils ont de puissants alliés à l’intérieur et à l’extérieur de l’Europe. Mais nous les battrons, comme nous les avons battus jadis », a-t-il ajouté.

Le Parti socialiste européen (PSE) est le deuxième groupe en nombre de sièges au Parlement européen, derrière le Parti populaire européen (PPE). A trois mois des élections européennes du 9 juin, les deux principaux groupes parlementaires se mettent en ordre de marche face à une extrême droite qui, en France et en Italie notamment, progresse au Parlement et sur fond de guerre en Ukraine.

Le congrès du PSE se tient dans la capitale italienne en présence du premier secrétaire du Parti socialiste français, Olivier Faure, et de Raphaël Glucksmann, le responsable du petit parti Place publique, qui dirigera la liste socialiste aux européennes.

Ces élections « seront les plus importantes de l’histoire », a estimé M. Glucksmann dans un entretien au quotidien La Stampa paru samedi. « Le résultat du vote aura des conséquences pour la survie de l’Europe dans un contexte de crise du modèle démocratique », a-t-il prévenu.

Sont également présents plusieurs dirigeants européens : la première ministre danoise, Mette Frederiksen, le commissaire européen à l’économie, Paolo Gentiloni, le chancelier allemand, Olaf Scholz, et la secrétaire du Parti démocrate italien, Elly Schlein.

Nicolas Schmit pour la présidence de la Commission

MM. Sanchez et Scholz se sont entretenus de la guerre en Ukraine, samedi matin, avant l’ouverture du congrès. « Le conflit entre dans une phase délicate. Nous devons montrer notre engagement et notre détermination. La sécurité et la liberté des Européens sont en jeu », a souligné le chef de l’exécutif espagnol sur X (anciennement Twitter).

Les socialistes européens doivent aussi désigner le Luxembourgeois Nicolas Schmit comme candidat à la présidence de la Commission face à Ursula von der Leyen, grande favorite à sa propre succession et dont la candidature pour le PPE doit être entérinée lors du congrès des 6 et 7 mars à Bucarest.

Actuel commissaire européen à l’emploi et aux droits sociaux, M. Schmit, 70 ans, est quasi inconnu du grand public mais fin connaisseur des arcanes européens. Il a notamment participé, pour le gouvernement luxembourgeois, à la négociation des traités de Maastricht (1992) et de Nice (2001).

Le Monde avec AFP

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