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Paris 2024 : les conditions de circulation pendant les Jeux olympiques ajustées à la marge

Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, lors d’une conférence de presse, à Paris, le 1ᵉʳ mars 2024.

A cinq mois des Jeux olympiques (JO), et après de nombreuses réclamations venant des collectivités locales, des professionnels et des habitants des zones concernées par les périmètres de sécurité mis en place à l’occasion de Paris 2024, le préfet de police de Paris s’est fait tout miel. Après une première présentation, en novembre 2023, des règles strictes imposées autour des sites des compétitions, les autorités ont voulu montrer qu’elles avaient entendu certaines critiques et tenté de limiter les contraintes imposées aux salariés et habitants d’Ile-de-France.

« Nous avons voulu assurer un équilibre entre conditions de sécurité des JO et permettre que la vie des Parisiens puisse se poursuivre », a déclaré Laurent Nuñez, vendredi 1er mars, lors d’une conférence de presse en présence d’Anne Hidalgo (Parti socialiste), maire de Paris, Mathieu Hanotin (Parti socialiste), maire de Saint-Denis, et Tony Estanguet, président de Paris 2024. Des assouplissements ont ainsi été apportés tant aux contours de certaines zones d’exclusion qu’aux conditions de leur accès.

L’accès aux sites de compétition et lieux de festivités

Les sites sont toujours délimités par trois couleurs définissant les interdictions et les limitations de circulation et de mouvement. Rien ne change pour les zones grises des lieux de compétition, qui ne sont autorisées qu’aux seuls athlètes, à leur staff et aux spectateurs munis d’un billet. Ces périmètres, dits « SILT », sont contrôlés par les forces de police, qui pourront procéder à des vérifications d’identité et à des palpations. En zone rouge, cyclistes et piétons sont autorisés à circuler mais pas les véhicules motorisés, sauf, et c’est là que les changements ont été opérés, ceux ayant un laissez-passer. Enfin, les conditions des zones bleues se sont assouplies, les riverains pourront circuler mais aucune traversée de transit ne sera possible, sauf dérogation.

Dans l’ensemble, ces périmètres ont assez peu bougé, car ils correspondent à des « règles de sécurité basiques », selon la préfecture, mais certains espaces sont passés de rouge à bleu. Ainsi, à Nanterre, certaines rues ont été sorties des zones d’exclusion ; même chose pour certaines voies du quartier Pleyel et autour du Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pour s’adapter à la demande d’entreprises qui y ont leurs locaux, afin de permettre à leurs salariés de s’y rendre.

Les dates de fermeture des sites parisiens dans le centre de Paris ont été précisées : elles se mettront progressivement en place au fur et à mesure de la progression des travaux d’installation des infrastructures. Au Champ-de-Mars, aux Invalides et au Trocadéro, cela commencera dès le 1er avril. La place de la Concorde verra son espace partiellement limité dès le 1er mai et sera complètement fermée le 1er juin. Une seule file de circulation sera maintenue dans le sens est-ouest sur le quai d’Orsay. Le pont d’Iéna et le pont Royal seront fermés à partir du 1er juillet.

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