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A Center Parcs, les vacances par temps d’inflation : « On a l’impression de dépenser tout le temps »

Assis dans un espace de jeux intérieurs mêlant toboggans, structures d’escalade et intense niveau sonore, Adrien, 45 ans, résume ses vacances au Center Parcs Les Hauts-de-Bruyères, à Chaumont-sur-Tharonne (Loir-et-Cher) : « Les enfants sont occupés toute la journée, et l’on s’en fiche s’il pleut. » Cet employé de banque a roulé depuis l’Essonne avec son amie et leurs enfants, âgés de 7 à 10 ans, pour s’installer une semaine dans un « cottage », selon le terme en vigueur, « confortable, mais un peu vieillot ». Un beau budget : ils ont déboursé 2 000 euros, rien que pour l’hébergement. Entre la piscine tropicale, l’Accrobranche, le « McDo » et les jeux, la semaine au Center Parcs de Sologne coule tranquillement. « C’est très bien pensé. Tout est fait pour que l’on reste sur place », commente Adrien.

Plus de trente ans après l’ouverture, en 1988, du premier Center Parcs en France, ce concept, né aux Pays-Bas, à mi-chemin entre le village de vacances et le parc de loisirs, continue de séduire. Avec ses centaines de maisonnettes identiques éparpillées sous les arbres, sa supérette, sa piscine et ses restaurants, l’ensemble donne au visiteur le sentiment étrange de plonger dans un décor de fiction, une « bulle » qui simulerait une ville idéale, où les enfants circulent en liberté, dans une nature rassurante et domestiquée.

L’inflation n’a pas détourné sa clientèle, pourtant issue de catégories sociales très diverses : le nombre de nuits vendues en 2023 dans les Center Parcs (au nombre de vingt-neuf, dont sept en France) a progressé de 7 %, et le chiffre d’affaires de 19 %. « Et l’année 2024 s’annonce très bonne », se réjouit le directeur général de Center Parcs Europe, Olivier Garaïalde.

Sous le dôme, l’Aqua Mundo, au Center Parcs Les-Hauts-de-Bruyères (Loir-et-Cher), en Sologne, le 28 février 2024.

Mais, en ces temps de tensions sur le pouvoir d’achat, les vacanciers font davantage attention. « L’impact de l’inflation sur nos clients, on l’observe sur les dépenses sur place, qui sont stables en valeur, mais diminuent en volume », observe David Vincent, le directeur du Center Parcs des Hauts-de-Bruyères, qui ajoute aussi que la durée des séjours tend à raccourcir : elle est aujourd’hui de 3,7 jours.

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Et pourtant, le développement de multiples activités payantes sur place (jeu laser, chasse au trésor, atelier avec les abeilles, trottinette électrique, spa, Accrobranche…) est l’un des éléments-clés du plan stratégique déployé par Center Parcs depuis 2021. « On a l’impression de dépenser tout le temps, regrette Adrien. Presque toutes les activités sont payantes. Un bowling ? C’est 40 euros. Soit tu paies, soit tu dis en permanence non à tes enfants. »

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