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« Compte tenu des menaces sur les droits humains, l’Union européenne doit prendre des décisions fortes pour protéger les femmes et les personnes LGBTQI »

L’Europe, qui devrait être un instrument d’évolution continue vers plus de progrès et plus de justice, ne peut se penser qu’à l’aune du projet féministe qui est éminemment démocratique ; 50 % des Européens sont des Européennes, une Europe démocratique ne peut donc qu’être une Europe féministe.

Le 5 décembre 2023, des féministes de tous les pays de l’Union européenne (UE), réunies à Nantes (Loire-Atlantique) pour une conférence, ont appelé les dirigeants politiques à harmoniser les droits des femmes dans l’UE. Leur objectif est de choisir les lois les plus avancées et les plus favorables des différents pays de l’UE et de les appliquer à toutes les femmes résidant dans l’Union européenne.

Cette initiative, inscrite à l’agenda politique de certains pays de l’UE depuis les élections européennes de 2009, trouve son origine dans les travaux menés par l’association française Choisir la cause des femmes, fondée par Simone de Beauvoir (1908-1986) et Gisèle Halimi (1927-2020) en 1971. Les bénévoles de l’association ont comparé les lois relatives aux droits des femmes dans tous les domaines de leur vie : droits sexuels et reproductifs, droit de la famille, lutte contre les violences patriarcales, indépendance économique des femmes, participation à la vie politique.

Vulnérables

Elles ont ensuite établi un corpus législatif favorable à l’émancipation des citoyennes européennes et migrantes dans l’UE. Ce bouquet législatif comprend les lois les plus avancées en faveur des droits des femmes et des personnes LGBTQI [personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers et intersexes] de façon intersectionnelle. Les discriminations liées au sexe ou au genre sont en effet aggravées lorsque les personnes discriminées le sont aussi en raison de leur situation sociale, de leur origine ethnique, de leurs croyances, de leur handicap, etc.

Lors de la réunion de Nantes, du 3 au 6 décembre 2023, nous avons débattu de ces propositions. Nous sommes convenus que, compte tenu des menaces extraordinaires qui pèsent sur la paix et les droits humains, sociaux et économiques, l’UE devrait prendre des décisions politiques fortes pour protéger les femmes et les personnes LGBTQI.

Nous avons ainsi réaffirmé que les femmes et les personnes LGBTQI sont les plus vulnérables face aux périls tels que :

– Les crises internationales : conflits armés et génocides ;

Démocratie, dignité et droits de l’homme

– les crises démocratiques liées à la montée en puissance des groupes antiféministes, antigenre, antimigrants, anti-UE et de l’extrême droite. Ces groupes sont aujourd’hui au pouvoir dans de nombreux gouvernements et parlements en Europe et dans le monde ;

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