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A Arras, Gabriel Attal fait de l’école un rempart contre « l’obscurantisme »

Le premier ministre, Gabriel Attal, arrive pour assister à une cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme, à la citadelle d’Arras (Pas-de-Calais), le 11 mars 2024.

Gabriel Attal a tenté, ce lundi 11 mars, de prendre les accents graves et martiaux d’un chef d’Etat. Sous le ciel gris d’Arras, depuis la place d’armes de la citadelle Vauban, le premier ministre rend hommage aux victimes des attentats. « La France est aux aguets », signale-t-il à quelques mois des Jeux olympiques. Puis promet de tout faire pour que « l’irréparable » ne se produise pas. « Notre vigilance est maximale, totale, absolue », insiste-t-il, rappelant que quarante-trois attentats ont été déjoués depuis 2017. « Les terroristes ne nous feront jamais céder », jure-t-il encore, assurant aux victimes : « La France sera toujours à vos côtés. »

Face à lui, protégées d’une pluie battante par une large tente transparente : les victimes, leurs familles, les associations, et une poignée d’élus locaux – l’ancienne candidate d’extrême droite à la présidentielle Marine Le Pen, députée Rassemblement national du Pas-de-Calais, et le président (Les Républicains) de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui s’est déjà déclaré candidat pour 2027.

Nul chef d’Etat, ni ancien ni actuel, n’était dans la ville meurtrie par l’assassinat, le 13 octobre 2023, du professeur de lettres Dominique Bernard. La cérémonie, créée en 2020, habituellement orchestrée à Paris, par l’Elysée, se tenait pour la première fois hors de la capitale, et sans Emmanuel Macron.

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Le président de la République a rendu hommage aux victimes du Hamas le 7 février et s’était déplacé aux obsèques de Dominique Bernard, souligne l’Elysée. Mais l’absence présidentielle a pris les allures d’une vexation, presque d’une blessure, pour Arthur Dénouveaux, président de Life for Paris, une association des victimes du 13-Novembre. « Ça montre que le terrorisme est un peu devenu un sujet de second plan pour lui », s’est-il épanché sur Franceinfo, lundi.

« Saluer la mémoire de tous les morts »

Gabriel Attal, « marqué au fer », aux dires de ses équipes, par le souvenir de l’attentat du lycée Gambetta-Carnot, quand il occupait encore le ministère de l’éducation, a décidé d’une cérémonie loin de la capitale, près de l’école endeuillée d’Arras. « Je me souviens », lance-t-il depuis la cour de récréation du lycée, peu avant de rejoindre la citadelle, pour décorer, à titre posthume, Dominique Bernard, fait chevalier de la Légion d’honneur comme cinq autres membres du personnel de l’école. Tous des « héros », ayant permis de neutraliser l’assassin, pointe Gabriel Attal, au milieu de professeurs toujours ébranlés par le drame.

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