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Présidentielle américaine : Joe Biden et Donald Trump décrochent l’investiture de leurs partis respectifs

Le président américain, Joe Biden, à gauche, le 5 janvier 2024, et l’ancien président Donald Trump, à droite, le 19 janvier 2024.

Le duel attendu est maintenant quasi officiel : Joe Biden et Donald Trump ont vu leurs statuts respectifs de candidat démocrate et républicain pour la présidentielle de novembre cimentés après leur victoire lors des différentes primaires organisées mardi 12 mars.

En le déclarant vainqueur de l’Etat de Géorgie, les médias américains ont ainsi affirmé que l’actuel président américain, Joe Biden, 81 ans, en lice pour un second mandat, a dépassé le seuil des 1 968 délégués requis pour s’assurer de la nomination de son parti. Cette future investiture est tout sauf une surprise, Joe Biden n’ayant jamais fait face à une opposition sérieuse.

Côté républicain, le suspense n’était pas plus haletant, l’ancien président de 77 ans, Donald Trump, étant le seul candidat encore en lice pour la présidentielle après avoir éliminé la concurrence − une dizaine de candidats – au cours des derniers mois. Sa dernière rivale, Nikki Haley, a jeté l’éponge le 6 mars.

M. Trump s’est imposé mardi en Géorgie et dans le Mississippi avant qu’un succès dans l’Etat de Washington lui permette de franchir la barre de 1 215 délégués dont il avait besoin pour revendiquer l’investiture républicaine, ces représentants étant censés le couronner lors d’une convention cet été.

La Géorgie pourrait encore être décisive en novembre

En Géorgie, Donald Trump n’a pas que des bons souvenirs. Cet Etat du sud-est du pays penche traditionnellement pour le candidat républicain lors de l’élection présidentielle. Ses habitants l’avaient d’ailleurs choisi au détriment d’Hillary Clinton en 2016. Cependant, en 2020, à la surprise générale, l’Etat avait préféré le démocrate Joe Biden face au tempétueux républicain, candidat à un second mandat. L’écart entre les deux hommes était minuscule, moins de 12 000 voix, et Donald Trump n’a jamais reconnu sa défaite.

Au lieu de cela, le septuagénaire a fait pression sur des responsables électoraux de l’Etat, leur demandant lors d’un appel devenu célèbre de « trouver » le nombre de voix pour combler son retard. Après cette conversation téléphonique rendue publique, l’ancien président a été inculpé par les autorités de Géorgie. Donald Trump risque désormais la prison et sa photo d’identité judiciaire, le fameux mug shot pris dans la capitale de l’Etat, Atlanta, a fait le tour du monde.

La Géorgie, si décisive lors de l’élection de 2020, risque de l’être tout autant en novembre. Le duel annoncé est le même, Donald Trump face à Joe Biden, et l’écart très serré, selon les sondages.

L’immigration au cœur de la campagne

Les deux hommes étaient tous les deux en campagne dans cet Etat samedi, s’affrontant sur la question de l’âge du président et sur l’immigration, deux sujets récurrents de leur bataille avant l’élection. Joe Biden, dans l’élan d’un discours particulièrement pugnace devant le Congrès jeudi, s’est rendu à Atlanta pour mobiliser l’électorat afro-américain et hispanique.

Face à ses lieutenants les plus fidèles, Donald Trump a, lui, redoublé d’attaques virulentes contre les migrants qui traversent la frontière avec le Mexique. L’ancien président s’est par ailleurs lancé dans l’imitation d’un Joe Biden bégayant, une manière de moquer, comme il le fait régulièrement, la forme mentale et physique de son concurrent.

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La Pennsylvanie, le Michigan, l’Arizona, la Caroline du Nord, le Wisconsin et le Nevada figurent parmi les autres Etats potentiellement décisifs en novembre, que les Américains appellent « swing states ».

Le Monde avec AFP

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