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Mike Pence, l’ancien vice-président de Donald Trump, ne le soutiendra pas à la présidentielle

Donald Trump et Mike Pence à la Maison Blanche, à Washington, le 29 mars 2020.

Ce n’est pas réellement une surprise, mais l’annonce a tout de même créé un choc au sein du Parti républicain. L’ancien vice-président américain Mike Pence a déclaré, vendredi 15 mars, qu’il ne soutiendrait pas Donald Trump à l’élection présidentielle de novembre, suscitant de nouvelles interrogations sur la capacité du milliardaire républicain à rassembler sa famille politique.

« Cela ne va pas vous surprendre, je ne vais pas soutenir Donald Trump cette année », a déclaré M. Pence, 64 ans, lors d’une interview à Fox News. « Je ne peux pas, en bonne conscience, soutenir Donald Trump dans cette campagne », a justifié le républicain, accusant M. Trump de proposer « un programme qui est en contradiction avec le projet conservateur que [les républicains] mis en place durant quatre ans ».

Chrétien évangélique, farouche opposant à l’avortement, M. Pence avait aidé M. Trump à conquérir la droite religieuse en étant son colistier lors de la campagne présidentielle de 2016.

Mais après des années de loyauté indéfectible, il a changé de ton à la suite de l’assaut contre le Capitole, qui a ébranlé la démocratie américaine le 6 janvier 2021. Ce jour-là, M. Pence dirigeait, en tant que vice-président, la séance au Congrès, lors de laquelle les élus devaient certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle de 2020. M. Pence n’avait qu’un rôle protocolaire, mais M. Trump avait insisté pour qu’il refuse de valider l’élection du démocrate.

L’ancien gouverneur de l’Indiana n’avait pas obtempéré, ce qui lui a valu une forte inimitié chez les partisans du milliardaire. Entrés par la force dans le Capitole, certains avaient appelé à « pendre » M. Pence, qui avait dû se cacher à la hâte. Depuis, il a jugé que les mots du président avaient été « irresponsables » et l’avaient « mis en danger ».

Onde de choc

En juin 2023, M. Pence s’était présenté lors des primaires républicaines. Mais il avait dû jeter l’éponge, avant même les premiers scrutins, faute de soutien.

M. Trump, qui ne perd pas la moindre occasion de critiquer son ancien vice-président, n’a pas réagi dans l’immédiat. Mais l’annonce de M. Pence a bien provoqué une onde de choc au sein du Grand Old Party, alimentant les spéculations sur la capacité de l’ex-homme d’affaires à séduire les républicains au-delà de sa base de fidèles.

Quelques jours avant l’annonce de M. Pence, Nikki Haley, qui était la dernière rivale de M. Trump dans les primaires, avait déjà refusé de soutenir la candidature du républicain face à Joe Biden. En jetant l’éponge, le 6 mars, celle qui a été l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU lors de la présidence de M. Trump avait estimé que le tempétueux septuagénaire devrait « mériter les voix » qu’elle a obtenues lors de la primaire, celle d’un électorat plus modéré.

M. Trump a certes enchaîné les victoires dans la course à l’investiture républicaine, mais ses succès dans les urnes ont aussi révélé des vulnérabilités qui pourraient compliquer sa reconquête de la Maison Blanche.

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Cerné par les enquêtes, M. Trump pourrait notamment voir son soutien s’éroder chez les républicains modérés et les indépendants – des voix indispensables s’il veut l’emporter face au président démocrate en novembre.

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Le Monde avec AFP

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