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Frans de Waal, primatologue et ethnologue, est mort

Frans de Waal dans un centre de recherche sur la primatologie, aux Etats-Unis, en 1991.

Le primatologue et ethnologue néerlando-américain Frans de Waal est mort jeudi soir à l’âge de 75 ans, à Atlanta, en Géorgie (Etats-Unis), des suites d’un cancer métastatique de l’estomac, selon une information confirmée par sa famille au quotidien néerlandais NRC, dimanche 17 mars. L’université américaine Emory, où il avait enseigné, a par ailleurs publié sa notice nécrologique.

Né en 1948 à Bois-le-Duc, aux Pays-Bas, le scientifique, qui était membre correspondant de l’Académie royale néerlandaise des arts et sciences depuis 1993, avait été reçu à la National Academy of Sciences (Académie des sciences américaine) en 2004. En 2007, l’hebdomadaire américain Time l’avait inscrit sur sa liste des « 100 personnalités les plus influentes ».

Son premier livre (La Politique du chimpanzé, Odile Jacob), publié en 1982, révélait le machiavélisme des chimpanzés, dont la société est fortement hiérarchisée, faisant au passage « voler en éclats » les représentations des différences entre animal et être humain, précise l’université.

« Le fait que nous, les humains, nous sentions si élevés par rapport aux singes a une cause évidente », avait expliqué Frans de Waal au média néerlandais NRC en 2006 : « Nous sommes beaucoup trop distraits par notre langue. Ces grands singes ne parlent tout simplement pas. »

Son dernier livre en date, publié en 2022 (Différents, Les Liens qui libèrent), s’attaquait à la question du genre, souvent polémique. Mêlant érudition scientifique, observations de terrain et notes plus personnelles, il interrogeait à nouveau la signification des différences et des ressemblances avec les grands singes, dont une quinzaine de millions d’années d’évolution nous séparent – la lignée humaine et celle des chimpanzés et des bonobos, nos plus proches cousins, ont divergé il y a plus de sept millions d’années.

Lire aussi (2022) : Article réservé à nos abonnés Frans de Waal : « Les primates aussi naissent avec une identité de genre »

Le Monde

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