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Le premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a annoncé sa démission

Le premier ministre irlandais, Leo Varadkar, en Irlande du Nord, le 5 février 2024.

Le premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a annoncé, mercredi 20 mars, sa démission du gouvernement de coalition de centre-droite, estimant qu’il n’était plus « la meilleure personne pour ce poste », à un an de la date prévue des prochaines élections.

« Je démissionne de la présidence et de la direction du (parti de centre droit) Fine Gael et démissionnerai de mon poste de premier ministre dès que mon successeur sera en mesure de prendre ses fonctions », a fait savoir le dirigeant de 45 ans dans une déclaration à la presse, invoquant des raisons « à la fois personnelles et politiques ».

Leo Varadkar était chef du gouvernement depuis décembre 2022. En 2017, alors âgé de 38 ans, ce médecin était devenu le plus jeune premier ministre d’une Irlande longtemps réputée très conservatrice. Il avait cédé sa place entre 2020 et 2022 à Micheal Martin, dirigeant d’un autre parti participant à la coalition et désormais ministre des affaires étrangères.

« J’ai eu le privilège de servir à des fonctions publiques depuis vingt ans, dont treize au gouvernement et sept à la tête de mon parti dont la plupart comme premier ministre de ce formidable pays », a retracé Leo Varadkar.

Rejet d’une réforme visant à moderniser la Constitution

« Les hommes politiques sont des êtres humains et ont leurs limites », a-t-il ajouté. « Nous donnons tout jusqu’au moment où ce n’est plus possible et il faut alors tourner la page. »

Son départ intervient après la débâcle du référendum proposé le 8 mars par le gouvernement pour modifier dans la Constitution, rédigée en 1937, les références aux femmes et à la famille.

Les deux amendements avaient été largement rejetés, à plus de 67 % pour celui élargissant le concept de famille au-delà de la notion de mariage et à plus de 73 % pour celui effaçant du texte le rôle prioritaire des mères à assurer les « devoirs domestiques » dans un foyer.

Le vote avait cristallisé les mécontentements dans le pays de 5 millions d’habitants, et le gouvernement avait été accusé d’avoir mal préparé le terrain alors même que la quasi-totalité de la classe politique s’était dite favorable à ces changements.

Le Monde avec AFP

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