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Banque verte : « La finance doit plus que jamais retrouver sa fonction première de catalyseur »

L’un des rôles originels de la finance est de faciliter l’accès au crédit pour encourager les investissements, c’est-à-dire de mobiliser les capitaux de ceux qui en ont pour les mettre à disposition de ceux qui en ont besoin. A l’heure de l’urgence environnementale, pour aider les industriels comme les particuliers à effectuer cette nécessaire transition, elle doit plus que jamais retrouver sa fonction première de catalyseur.

Selon Oxfam, les émissions des banques françaises, à travers les activités qu’elles financent, représentent à elles seules huit fois celles de la France. Elles ont ainsi, à l’évidence, un rôle fondamental à jouer dans la transition écologique. Si le scope 1 (émissions énergétiques directes de l’entreprise) et le scope 2 (émissions énergétiques indirectes) sont pour les banques faciles à dresser, c’est dans le scope 3 (émissions indirectes dues à l’activité de l’entreprise) que réside le défi : c’est-à-dire les projets qu’elles financent.

Depuis une dizaine d’années, les mesures coercitives se sont enchaînées, et la finance a été sommée de faire mieux. Ce travail autour du scope 3 s’articule actuellement sur trois grands axes.

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Le premier est l’émergence de reportings extrafinanciers de plus en plus détaillés, notamment suite à la taxinomie européenne, qui vise à classifier les activités économiques ayant un impact favorable sur l’environnement. La SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) a pour objectif d’informer les investisseurs de manière plus transparente sur les caractéristiques environnementales ou sociales des produits financiers ; la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) étend le reporting extrafinancier obligatoire à davantage d’entreprises.

Nouveaux modèles

Les deux autres axes sont, d’une part, l’émergence de nouveaux produits financiers conçus pour flécher les investissements vers des projets plus durables, comme le Livret de développement durable et solidaire pour les particuliers ; d’autre part, l’évolution des cadres d’attribution des financements, par exemple la décision de BNP Paribas de ne plus financer les projets liés au charbon métallurgique.

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Si ce dernier niveau d’action est certes souhaitable, il consiste surtout à réduire l’empreinte de la banque sur le scope 1 et à répondre aux nouvelles exigences légales en réduisant les investissements dans les énergies fossiles. Surtout, il ne répond pas aux besoins de ses clients, particuliers comme professionnels, qui font eux aussi face à de nouveaux enjeux.

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