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La nomination de Rachida Dati au gouvernement provoque une scission au sein de la droite parisienne

La ministre de la culture, Rachida Dati, arrive à l’hôtel de Matignon, le 27 mars 2024.

« En 2020, Rachida Dati avait été investie pour représenter Les Républicains aux élections municipales. Elle a décidé de quitter LR pour une aventure personnelle qui nous fragilise collectivement. » Dans un entretien accordé jeudi 28 mars au Figaro, le sénateur Francis Szpiner annonce qu’il va quitter le groupe de la droite au Conseil de Paris avec « une douzaine de Républicains et de centristes implantés dans différents arrondissements de Paris ». Tous se retrouveront au sein d’un nouveau groupe, nommé « Les Républicains et Centristes – Demain Paris ! ».

Après la nomination de Rachida Dati au gouvernement, la sénatrice Catherine Dumas lui avait succédé à la tête du groupe Les Républicains, évitant une scission immédiate de la droite parisienne. Depuis, la participation active de Rachida Dati à un meeting de la tête de liste de Renaissance aux élections européennes, Valérie Hayer, a suscité de nouveaux remous en interne.

« Rachida Dati fait campagne contre le candidat [de] LR aux élections européennes, alors que c’est une échéance importante pour la droite. En politique, il faut se montrer responsable et avoir un peu de morale », plaide Francis Szpiner, qui assure avoir obtenu le « plein soutien d’Eric Ciotti et d’Hervé Morin », les chefs de file des Républicains et du Nouveau Centre.

« Candidat naturel » ou primaire pour Renaissance

S’il affirme ne pas être candidat en vue des élections municipales de 2026, l’ancien maire du 16e arrondissement juge que Rachida Dati « n’est plus en mesure aujourd’hui d’incarner le rassemblement, encore moins de le construire ». « Le rassemblement peut-il se faire autour d’un candidat “autoproclamé” qui ne fait l’unanimité ni dans le camp présidentiel ni chez Les Républicains ? J’en doute. »

Un récent sondage Ipsos pour La Tribune Dimanche donne pourtant Rachida Dati largement en tête des intentions de vote au premier tour, y compris dans l’hypothèse d’une candidature rivale à droite du sénateur Francis Szpiner.

Depuis, Sylvain Maillard, président des députés de Renaissance et de la fédération parisienne du parti, a fait savoir que la majorité présidentielle pourrait se rassembler derrière un « candidat naturel » pour les municipales de 2026 à Paris, sans passer par une primaire, n’écartant pas le nom de Mme Dati.

« Il y a deux possibilités », a expliqué M. Maillard : « ou bien un candidat naturel de notre majorité derrière lequel tout le monde se regroupe », ou un « vote » de ses composantes (Renaissance, MoDem, Horizons…) « pour qu’il y ait un départ lancé ». Interrogé sur l’éventuel élargissement de cette primaire aux membres des Républicains, M. Maillard a évoqué des « contacts réguliers », motivés par le « besoin d’alternance » face à une gauche qui tient l’Hôtel de Ville depuis 2001.

Le Monde

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