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Toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne pour protéger les salariés des risques professionnels

« On doit mieux prévenir les accidents du travail et l’on doit améliorer la qualité de vie au travail et les conditions de travail des Français, notamment de ceux qui ont les métiers les plus pénibles », a déclaré, mercredi 27 mars, le premier ministre, Gabriel Attal, au « 20 heures » de TF1.

En effet, sur la prévention et la santé au travail au sein des entreprises, le compte n’y est pas : moins de la moitié d’entre elles (46 %) avaient un document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp) à jour en 2019. Ce document est pourtant cité par les organismes de prévention comme la base de toute politique de lutte contre les dangers au travail.

Si tout employeur est tenu de protéger la santé et la sécurité de ses salariés, et de répertorier les risques auxquels ils sont exposés, la prévention est donc loin d’être la même partout : c’est ce que décrit une étude de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du travail (Dares) publiée le 21 mars.

Les petites entreprises moins bien couvertes

Les petites structures identifient moins ces risques : dans le secteur privé en 2019, 41 % des établissements de un à dix salariés avaient un Duerp à jour contre 91 % de ceux de plus de 250 salariés. Cette documentation s’observe aussi davantage dans les activités les plus exposées aux risques.

Quant aux actions de prévention (nouveaux équipements de protection individuelle, formations à la sécurité, assistance individuelle pour les salariés en difficulté…), elles sont davantage menées par les employeurs qui remplissent leur Duerp et déclarent des risques : ainsi, en 2019, 81 % des établissements qui déclaraient au moins trois risques pour leurs salariés ont mené des actions de prévention au cours des douze mois précédant l’étude contre 44 % de ceux qui ne déclaraient aucun risque physique.

Seule la moitié des établissements de moins de 10 salariés du secteur privé ont pris des mesures contre les risques physiques en 2019, et un quart pour les risques psychosociaux, alors que les grandes entreprises dépassent les 90 % sur ces deux plans.

La santé au travail moins prise en compte

Autre enseignement de ce travail, la prévention est aussi renforcée quand l’entreprise compte des instances représentatives du personnel (IRP) – comité d’entreprise ou d’établissement, comité social et économique, délégués du personnel, délégués syndicaux ou représentants de section syndicale – actives. Une entreprise qui compte une ou plusieurs IRP a, par exemple, deux fois plus de chances d’avoir recours à des conseils en prévention des risques professionnels auprès d’organismes spécialisés.

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