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Entre Anne Hidalgo, Rachida Dati et d’autres prétendants, déclarés ou non, les grandes manœuvres ont débuté pour les municipales à Paris

La maire de Paris, Anne Hidalgo, et son premier adjoint, Emmanuel Grégoire, lors de l’inauguration de l’Adidas Arena, à Paris, le 11 février 2024.

Il y a dix ans, le 30 mars 2014, Anne Hidalgo (Parti socialiste) était élue maire de Paris. L’intéressée a devancé la célébration de ses noces d’étain avec la capitale en proposant, samedi 23 mars, une journée portes ouvertes à l’Hôtel de ville. Des Parisiens venus nombreux pour constater les « 10 ans de transformation de Paris » qui peuvent se résumer par : plus de place pour les piétons, les cyclistes et les logements sociaux. « Quel est le maire en France qui a fait autant qu’Anne Hidalgo pour la transformation de sa ville ? », s’interrogeait Serge Orru, ex-conseiller écologie de Mme Hidalgo, rencontré en marge de la déambulation presque insolite d’une maire que les Parisiens n’ont pas eu la chance de beaucoup croiser depuis le « Tahitigate », la polémique autour de son voyage public-privé à Tahiti en octobre 2023.

Le microcosme reste suspendu à la décision de l’édile de se représenter pour un troisième mandat. Elle répète qu’elle ne prendra pas de décision définitive avant la fin des Jeux olympiques et paralympiques, le 8 septembre. En attendant, les sondages commencent à fleurir. Et ils ne lui sont pas favorables.

Rachida Dati, l’ancienne patronne du groupe Les Républicains (LR) au Conseil de Paris et ministre de la culture, serait la mieux placée pour faire basculer la capitale, en 2026, dans une alternance inédite depuis l’élection du socialiste Bertrand Delanoë en 2001. Les avis divisent ceux qui connaissent bien la maire de Paris : les uns sont persuadés qu’elle rempilera car l’adversité la galvanise, les autres doutent de son envie intime, liée à une fin de règne en forme d’affaissement politique depuis son 1,75 % à l’élection présidentielle de 2022 et ses 2,17 % réalisés dans sa propre ville.

Hidalgo agacée

Ce 23 mars, il y avait un absent de marque pour souffler les bougies. Emmanuel Grégoire, son premier adjoint, était retenu ailleurs pour des raisons personnelles. Le symbole d’une rivalité qui a pris une nouvelle dimension depuis ses déclarations au Monde, le 4 février : « La théorie du gentil Emmanuel Grégoire qui attend d’être adoubé, c’est fini. (…) Je ne crois pas que le casting de l’élection de 2026 puisse ressembler à celui de 2020. Après… Il faut créer les conditions pour se présenter, mais ma détermination est sans faille. »

Un passage à l’acte pour imposer sa future candidature, avec ou sans l’assentiment de la maire. Cependant, dès le lendemain, sur RMC, il minimisait ses propos en expliquant qu’« il ne fallait pas trop lire la presse » ou, en tout cas, « certains articles qui ne s’intéressent parfois qu’à l’écume ». Un recul qui lui vaudra quelques jours plus tard, le 21 février, les honneurs du Canard enchaîné : « Qualifier ses propres déclarations au Monde, lues et relues, mûrement pesées, d’“écume”, on a vu mieux comme chef de guerre. »

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