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"La France couvre-t-elle les crimes des services turcs ?"

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À la une de la presse, ce mercredi 10 avril, la présence, en France, d’un ressortissant turc, condamné à cinq ans de prison en Belgique, pour avoir préparé des assassinats. Les témoignages de photographes palestiniens couvrant la guerre à Gaza. Des nouvelles du partenariat entre Paris et Riyad pour développer le patrimoine archéologique d’Al-Ula, une oasis dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. Et la tentative d’un gardien de musée d’obtenir ses 15 minutes de gloire.

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À la une de la presse, les révélations du Point sur la présence, en France, d’un ressortissant turc, condamné il y a deux mois à cinq ans de prison en Belgique, pour avoir préparé des assassinats. D’après le magazine, Zekeriya Celikbilek, qualifié « d’homme de main d’Ankara », et que l’on voit photographié dans les locaux de l’ambassade turque à Paris aux côtés de l’ancien ambassadeur Ismaïl Hakki Musa, a été condamné pour avoir cherché à « liquider » deux figures de la lutte des Kurdes exilées à Bruxelles. Le Point s’étonne qu’en dépit de cette condamnation, cet homme n’ait pas été inquiété en France, où il a déjà été entendu comme témoin dans l’enquête sur les homicides de trois militantes kurdes à Paris, en 2013.


Dans la presse, également, les témoignages de reporters palestiniens couvrant la guerre à Gaza, où aucun reporter étranger n’est autorisé à entrer librement.

À l’occasion des six mois du conflit, le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU a réalisé un essai ­photographique collectif – un projet auquel s’est associé Libération, qui publie 14 de ces clichés, dont celui de Belal Khaled, pris le 20 décembre dernier à l’hôpital Nasser, des proches éplorés d’un jeune garçon appelé Diya’a, tué par une frappe israélienne après être sorti de chez lui pour aller chercher du bois. « Chaque photo que nous prenons hante nos cœurs. Mais c’est la seule manière pour nous de témoigner de notre quotidien », témoigne Mariam Abu Dagga. Selon Reporters sans frontières, plus de 100 journalistes ont été tués en six mois, le conflit le plus meurtrier pour les journalistes, ces dernières années.

Dans une interview accordée au quotidien espagnol El Pais, Waël Dahdouh, qui dirige le bureau de la chaîne qatarie Al Jazeera dans l’enclave palestinienne et a perdu une partie de sa famille dans le conflit, accuse Israël de « tuer délibérément » les journalistes palestiniens, pour qu’ils cessent de documenter la guerre. Lui aussi est journaliste, juif, et Américain : Peter Maas, qui a couvert la guerre en Bosnie dans les années 90, dit dans The Washington Post, « reconnaître les crimes de guerre quand il les voit ». « Quand Israël bombarde et tire sur des civils, bloque l’aide alimentaire, attaque des hôpitaux et coupe l’approvisionnement en eau, je me souviens des outrages auxquels j’ai assisté en Bosnie », écrit-il.

Un mot, aussi, du partenariat entre Paris et Riyad pour développer le patrimoine archéologique d’Al-Ula, une oasis dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. La Croix raconte les méandres de ce partenariat signé en 2018, présenté, au départ, comme « un beau coup pour la diplomatie culturelle française », à l’image de ce qui a été fait avec les Émirats arabes unis pour le Louvre d’Abu Dhabi. Un projet annonciateur de « beaux marchés » pour les entreprises hexagonales – sauf que « le rôle majeur » promis à la France semble s’être considérablement réduit au fil du temps. Une situation attribuée, entre autres, par « un connaisseur » du dossier, à la « naïveté » de Paris, qui n’aurait pas « compris » que le prince héritier Ben Salmane « voulait donner une cerise à la France, mais pas tout le gâteau ».

À la rubrique « Art et patrimoine », toujours, quoique dans un registre plus léger, le Süddeutsche Zeitung rapporte qu’un employé d’un musée de Munich, visiblement soucieux d’obtenir ses 15 minutes de gloire a profité de sa fonction pour accrocher l’un de ses propres tableaux dans une partie de la galerie dédiée à l’art moderne et contemporain, où se trouvent notamment des œuvres, justement, d’Andy Warhol. Hélas pour lui, son initiative lui a valu d’être licencié. « Qualis artifex pereo! », s’était exclamé Néron, l’empereur romain, « Quel artiste meurt avec moi ! ».

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