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Irak : une base militaire touchée par une « explosion », un mort et des blessés

A l’extérieur de la base militaire de Calso, dans la province de Babylone (Irak), le 20 avril 2024.

Aucun drone ou avion de combat n’a été recensé dans les airs au moment de l’« explosion » nocturne qui a secoué une base militaire dans le centre de l’Irak abritant des troupes de l’armée et des anciens paramilitaires pro-Iran des unités de la Mobilisation populaire (Hachd Al-Chaabi), intégrés dans les forces régulières, a rapporté samedi 20 avril une cellule média des forces de sécurité irakiennes dans un communiqué, citant « un rapport du commandement de la défense aérienne » et l’inspection des radars. Cette « explosion » a fait un mort et huit blessés parmi les forces stationnées sur la base de Calso, toujours selon la même source.

« Les Etats-Unis n’ont pas mené de frappes aériennes en Irak aujourd’hui », a de son côté réagi le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X, peu après cette annonce. Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a assuré « ne pas commenter les informations parues dans les médias étrangers ».

Les Hachd Al-Chaabi ont pour leur part confirmé dans un communiqué des « blessés » et des « pertes matérielles ». Ils ont fait état d’une « explosion » ayant touché les locaux de la base et précisé qu’une « investigation préliminaire » avait été ouverte et des enquêteurs dépêchés sur le site.

Contexte régional explosif

Cet incident intervient dans un contexte régional explosif, alimenté par la guerre à Gaza qui oppose Israël au mouvement islamiste palestinien du Hamas, chacun soutenu par des alliés régionaux ou internationaux.

Des frappes, imputées à Israël, ont visé tôt vendredi en Iran un secteur situé près d’une base militaire dans la région d’Ispahan. Et le 13 avril, Téhéran avait mené une attaque inédite mêlant drones et missiles contre Israël, dans ce qui a été présenté comme une riposte à la destruction du consulat iranien à Damas, qui avait coûté la vie à sept de ses militaires dont deux hauts gradés, le 1er avril.

Les unités de la Mobilisation populaire font partie intégrante de l’appareil sécuritaire officiel irakien, placé sous l’autorité du premier ministre. Mais cette institution rassemble plusieurs factions armées pro-Iran, qui ont par ailleurs mené pour certaines des attaques, en Irak et en Syrie, contre les soldats américains déployés dans le cadre d’une coalition internationale antidjihadistes.

Le Monde avec AFP

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