Close

Ligue 1 : le podium de Brest menacé, Nice assure sa place en Coupe d’Europe

Le milieu brestois Mathias Pereira Lage (maillot rouge) sous la pression du Niçois Benjamin Stambouli, le 10 mai 2024, au Stade Francis-Le Blé, à Brest (Finistère).

Le Stade brestois va-t-il réussir à s’accrocher au podium jusqu’au bout ? En panne de réussite, l’équipe bretonne n’a pu faire mieux qu’un match nul (1-1) contre Reims, vendredi 10 mai, pour la 33e et avant-dernière journée de Ligue 1. Ce résultat la place sous la menace de Lille et Nice, qui pourraient lui ravir, au final, la troisième place du classement, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions.

Avec 58 points, mais une différence de buts moins bonne que celle des Nordistes, qui sont à 3 points, Brest pourrait se voir dépasser en cas de victoire du LOSC face à Nantes, dimanche. Et Nice, qui, grâce à son succès face au Havre vendredi soir (1-0), pointe en 5e position avec 54 unités et un match en moins, est aussi mathématiquement capable de coiffer les Brestois au poteau. Il faudrait pour cela que ces derniers perdent à Toulouse, pour la dernière journée, et Lille et Nice s’affronteront justement pour la 34e levée.

Vendredi, sans Pierre Lees-Melou, venu recevoir son prix de meilleur joueur brestois de la saison avant le match, mais dont la saison est terminée après une fracture du péroné, et Romain Del Castillo, en délicatesse avec un mollet, Brest a de nouveau manqué d’inspiration, de créativité et, pour tout dire, parfois de talent.

De l’engagement, de la combativité et de la générosité, il y en a eu à revendre, en revanche, et face à Reims, qui a redressé la tête après l’humiliation contre Clermont (4-1), c’était indispensable. Car les Brestois ont trouvé du répondant athlétique chez l’équipe dirigée pour la première fois par Samba Diawara, chargé de finir la saison après la mise à l’écart de Will Still.

Manque de réalisme brestois

Les Champenois ont souvent contrarié les montées adverses avec un pressing qui a provoqué beaucoup de pertes de balle bretonnes. Ces derniers se sont même mis dans la difficulté presque seuls sur la première réelle offensive adverse.

Junya Ito, laissé sans pression le long de la ligne de touche droite, a enroulé un centre fuyant que Marshall Munetsi est venu couper en se jetant tête la première, trompant Marco Bizot, légèrement avancé (0-1, 25e). Il y a alors eu quelques minutes de flottement où l’on a senti le poids de la pression et de l’enjeu sur les épaules des Finistériens, qui ont parfois laissé filtrer leur frustration. A la 37e minute, l’autre Japonais de Reims, Keito Nakamura a failli doubler la mise, d’une frappe légèrement déviée hors du cadre par un défenseur.

Là où Eric Roy trouvera surtout à redire dans la prestation de son équipe, ce sera peut-être sur le manque de réalisme, car Brest s’est tout de même créé bien plus d’occasions nettes que son hôte du soir. Dès la première minute, Mahdi Camara s’était enfoncé dans la surface, côté droit, mais son tir à ras de terre avait été bien repoussé par Yehvann Diouf. A la demi-heure de jeu, c’est une volée d’Hugo Magnetti, sur une remise de la tête en retrait de Steve Mounié, qui avait filé de peu à côté, alors que Martin Satriano n’avait pas réussi à cadrer sa tête à la 42e.

En seconde période, Jérémy Le Douaron a gâché coup sur coup deux belles positions de tir (64e et 67e), avant que Mounié, au point de pénalty, n’envoie dans les nuages sa reprise sur un centre en retrait de Magnetti (77e). Mais les filets ont tout de même tremblé en faveur des locaux : sur un long centre de Kenny Lala, c’est Lilian Brassier qui a surgi au second poteau pour smasher le ballon de la tête dans le petit filet opposé (1-1, 45e+2). Un but qui pourrait s’avérer capital dans neuf jours, quand Brest devra produire un dernier effort pour arracher sa place dans l’élite continentale la saison prochaine.

Nice fidèle à son image du début de saison

Dans le même temps, vendredi soir, Nice s’est offert une qualification pour une coupe d’Europe la saison prochaine, en assurant une place dans le top 6, grâce à sa victoire à l’Allianz Riviera contre Le Havre, qui, en revanche, n’a pas encore assuré son maintien.

Newsletter

« Paris 2024 »

« Le Monde » décrypte l’actualité et les enjeux des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

S’inscrire

Désormais, l’entraîneur italien Francesco Farioli et les siens ont deux rencontres, mercredi contre le Paris Saint-Germain en match en retard de la 32e journée et à Lille le 19 mai en clôture du championnat, pour assurer leur 5e place et tenter de faire mieux − la quatrième place permet de disputer les qualifications pour la Ligue des champions.

Avec 64 % de possession et quatre tirs cadrés contre zéro pour Le Havre, Nice a fait du Nice version début de saison en première période : solide défensivement, agressif sur le porteur de balle dans le camp adverse, mais limité au niveau de l’efficacité offensive. Oubliés les huit buts inscrits sur les trois derniers matches, la volonté était bien de verrouiller l’accès au but de Marcin Bulka avant toute chose.

Mais bien entrés dans le match, les Aiglons ont logiquement marqué à la suite d’une touche longue d’Antoine Mendy. Personne, dans l’arrière-garde havraise, n’a éloigné le danger, et Jérémie Boga, d’une demi-volée croisée, a inscrit, en force, son cinquième but de la saison (1-0, 12e).

Dès lors, Nice a attendu son adversaire, dans l’obligation de revenir au score pour tenter de distancer Metz au classement. En de nombreuses occasions, les hommes de Farioli auraient pu doubler la mise, sans y parvenir. En fin de match, Nice s’est fait peur sur l’occasion du Havrais Steve Ngoura (90e+3) mais n’a pas craqué. Et un stade entier a exulté de bonheur.

Le Havre, pour sa part, reste collé à la 15e place avec 32 points. Les hommes de Luka Elsner devront attendre le résultat de Metz, actuel 16e et barragiste, dimanche à Strasbourg. Et surtout, lors de la 34e journée, contre Marseille, ils devront montrer beaucoup plus pour sauver leur place dans l’élite.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Comments
scroll to top