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Placements : dans quels cas envisager une rente viagère ?

Elle a beau être proposée comme une sortie possible de produits financiers tels que le plan d’épargne en actions (PEA), le plan d’épargne-retraite (PER) et l’assurance-vie, la rente viagère reste peu prisée. Les Français préfèrent l’autre voie, la sortie en capital, qui leur permet de récupérer tout ou partiellement l’épargne placée. Pour autant, le scénario de la rente, qui se matérialise par des versements à vie, mérite d’être étudié.

Cette option s’envisage et s’active au moment du passage à la retraite lorsque les revenus chutent. La conversion en rente permet de sécuriser des revenus réguliers (chaque mois, trimestre ou semestre) versés quoi qu’il advienne jusqu’au décès. Pour celui qui est plus cigale que fourmi, il s’agit d’un moyen de s’assurer d’avoir de l’argent de son vivant sans risquer d’utiliser trop rapidement son pactole, et sans souci de gestion du capital.

« Evidemment, l’aléa majeur est ici la durée de vie », rappelle Frédérique Hazemann, directrice des partenariats grands comptes du groupe Inter Invest. S’il est impossible de connaître à l’avance la date de survenance de cet événement, certains, arrivés à un certain âge, ont une idée de leur état de santé et disposent d’une connaissance sur la longévité de leurs ascendants.

« Si l’on fait un pari sur sa longévité, cette option est susceptible de s’avérer gagnante, notamment si l’on vit plus longtemps que son espérance de vie théorique (déterminée par les tables de mortalité des assureurs) », souligne Mme Hazemann. A l’opposé, en cas de santé déjà fragile ou de pathologie médicale connue, mieux vaut passer son chemin. Car, en cas de décès prématuré, le capital « non consommé » reste définitivement acquis à la compagnie d’assurance qui sert la rente. Son caractère irréversible rend d’ailleurs impossible la transmission du capital aux héritiers.

Réversion possible

La rente viagère recèle néanmoins quelques atouts. Alors que l’espérance de vie continue de s’allonger et que le niveau des retraites préoccupe, c’est l’assurance de sécuriser des revenus complémentaires. « Pour certains, cette option libère l’esprit des préoccupations financières. Certaines études indiquent même que la rente participerait au fait de vivre plus longtemps », précise Sophie Nouy, directrice du pôle d’expertise patrimoniale du cabinet de conseil Cyrus.

De plus, cette formule est à géométrie variable. Elle peut, par exemple, se décliner en une rente simple (sur une tête) ou de réversion (sur deux têtes).

Dans ce dernier cas, c’est une façon, pour un couple, de protéger le conjoint survivant : si l’un décède, l’autre continuera à percevoir la rente. « Il reste que les simulations de la rente viagère s’avèrent souvent déceptives par rapport au capital épargné. Pour une liquidation à 65 ans avec une réversion à 100 %, il faut diviser le capital épargné par 35 [pour obtenir le montant annuel de la rente]. A 70 ans, ce coefficient passe à 29 », détaille Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct.fr.

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