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Avec la C3, thermique ou électrique, Citroën veut devenir le Dacia de Stellantis

Pour que le coût de production soit moindre, le nombre de pièces de carrosserie de la C3 a été réduit et les formes ont été simplifiées.

Il est un terme qu’il faut manier avec des pincettes, voire proscrire, si l’on veut éviter de froisser la susceptibilité des dirigeants de Citroën. Assimiler de près ou de loin à une conversion au modèle « low cost » la nouvelle orientation de la marque qui entend vendre des voitures bon marché à la conception simplifiée suscite sur-le-champ une mise au point polie mais ferme. Pour réduire les coûts de production, le constructeur préfère évoquer le recours à de sibyllines « économies intelligentes ». Nuance.

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Si on les pousse dans leurs retranchements, les représentants de la firme aux chevrons admettent, mais du bout des lèvres, que Citroën se place dorénavant en concurrent direct de Dacia, la marque du groupe Renault qui a porté sur les fonts baptismaux, et avec le succès que l’on sait, l’automobile hyperrationalisée et pas chère.

La nouvelle C3 ne veut pas être estampillée véhicule « à bas coût », mais elle s’en inspire sans ambages. Ce modèle urbain qui a poussé en hauteur pour ressembler à un petit SUV a taillé dans ses tarifs. Il sera commercialisé cet été à partir de 14 990 euros, soit 2 000 euros de moins que l’ancien modèle, mais avec un moteur de 100 chevaux, plus puissant. C’est à peu de chose près la facture pour une Dacia Sandero d’entrée de gamme. De son côté, la ë-C3 électrique a déjà annoncé un prix canon de 23 300 euros, auquel il faut retrancher 4 000 euros au titre du bonus écologique.

Ces arguments sonnants et trébuchants sont indispensables pour mener à bien la double mission confiée à ce modèle à forts enjeux : démocratiser l’automobile et sortir Citroën d’une position devenue très inconfortable.

12 000 commandes

Présentée sans complexe par ses concepteurs comme « la meilleure offre du marché » et la première voiture aussi peu chère produite en Europe (les C3 sortent de l’usine de Trnava, en Slovaquie), la ë-C3 veut rendre accessibles les voitures électriques dont l’offre est jusqu’à présent dominée par des véhicules hors de portée du plus grand nombre. Son prix d’accès se situe encore au-dessus de son homologue thermique, mais l’écart se réduit avec les véhicules conventionnels.

Citroën assure avoir déjà enregistré 12 000 commandes, dont près de la moitié par l’entremise de la formule de leasing social lancée fin 2023 par le gouvernement afin d’élargir la clientèle des voitures électriques. La décision de réserver l’attribution du bonus aux seuls modèles fabriqués en Europe a aussi offert un joli coup de pouce à la petite Citroën face à la Dacia Spring, sa principale concurrente, désormais privée de toute subvention.

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