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Pour les célébrations du 80ᵉ anniversaire du Débarquement, Delta Air Lines se transforme en Air Veterans

Andy Negra n’en est toujours pas revenu ! A 99 ans, le petit gars des montagnes de Géorgie (Etats-Unis) a retrouvé une seconde jeunesse. Il a atterri lundi 3 juin à l’aéroport de Deauville avec 47 autres compagnons, accueillis par Brigitte Macron, dans le cadre des célébrations du 80anniversaire du Débarquement.

Avec une équipe d’accompagnateurs volontaires, ils avaient effectué leur voyage à bord d’un vol spécial sans escale de Delta Airlines en provenance d’Atlanta. La compagnie américaine a mis en place depuis l’an dernier un programme de transport et d’accompagnement des vétérans du D-Day vers les plages de Normandie.

L’été dernier, l’ancien GI était déjà revenu sur ses traces. Mais la toute première fois, c’était le 18 juillet 1944. Andy Negra était alors un tankiste du 128e régiment d’artillerie. Son régiment de chars de combat, avait débarqué à Utah Beach avec la 6e division blindée de l’armée américaine.

Parenthèse normande

Son retour en 2023 s’était déjà fait à l’initiative de Delta Air Lines, basée à Atlanta, capitale de l’Etat américain de Géorgie. Ce retour, il le doit à une Française, Virginie Durr, cadre dirigeante de la compagnie américaine. Par fidélité à la mémoire de son grand-père qui lui racontait la bataille de Normandie, elle convainc Ed Bastian, le PDG de la compagnie américaine, de ramener des anciens GI, tous centenaires ou presque, sur les plages du Débarquement. Il fallait faire vite, confie-t-elle « car les vétérans disparaissaient avec le Covid ». Pour deux d’entre eux, déjà très malades, ce fut le dernier voyage. Ils ne seront pas du 80anniversaire du Jour J.

Pour Andy, cette parenthèse normande a été une révélation. Il fut « très ému par la visite du cimetière militaire américain et surtout par l’accueil des enfants », notamment à Hérouville. Alors qu’aux Etats-Unis, les vétérans de la seconde guerre mondiale sont relativement tombés dans l’oubli, l’ancien tankiste a découvert que les petits écoliers français connaissaient le Débarquement. Depuis cette première expérience, Andy, qui a toujours bon pied bon œil, a pris son bâton de pèlerin. Il est allé d’école en école, en Géorgie, pour raconter le D-Day, et sa guerre des plages normandes jusqu’à Berlin. Cette année, au cours de leur séjour normand, les vétérans se rendront dans une école de Bayeux pour partager leur histoire.

En raison de l’événement, mais aussi de l’âge des invités, ces derniers ont eu droit à un traitement spécial. Après un dîner de gala à Atlanta, ils ont volé « tous en première classe », précise Mme Durr, et ont bénéficié d’un suivi médical. Pour Andy comme les autres anciens GI − ils seraient encore 125 000 aux Etats-Unis − pas question de manquer ça ! D’autant que l’ancien tankiste conserve une certaine forme. Il dit jouer au golf, lever de la fonte tous les jours et s’être remis à nager. Son copain, Neil McCallum, le benjamin de la troupe à « seulement » 97 ans, s’entraîne, fait de la gym et marche. Virginie Durr a rempli sa mission. « Mon objectif était qu’on ne les oublie pas », confie-t-elle. A l’approche des cérémonies du Jour J, elle veut « profiter de chaque minute que l’on peut passer avec eux. C’est cadeau ».

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