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« Rétrofutur », un catalogue d’innovations énergétiques oubliées mais pleines d’avenir

Connaissez-vous le photophone ? Le cynosphère ? Ou le gyrobus ? Toutes ces inventions ont marché à leur époque, sans percer, mais pourraient bien retrouver un certain lustre à la faveur de l’urgence climatique, en bénéficiant des progrès techniques. Elles sont recensées dans la deuxième édition d’un livre original par son contenu et par sa construction collective et collaborative.

Plus d’une soixantaine de véhicules, sources d’énergie, appareils astucieux en lien avec le thème de l’énergie, sont présentés chronologiquement depuis 1780, sous forme d’une double page, pour montrer l’imagination des anciens et stimuler la créativité de leurs successeurs. « Explorer le passé pour répondre aux enjeux de l’avenir » est le leitmotiv défendu par la quinzaine d’auteurs qui ont fouillé dans les archives pour exhumer ces innovations.

Ils ont même poussé l’engagement jusqu’à parfois en remettre certaines au goût du jour. En imprimant un journal papier à la force du soleil, comme la démonstration avait été faite à Paris, en 1882, ou en relançant la fabrication d’une machine à recharger les piles non rechargeables. Certains d’entre eux ont aussi fait pédaler des fêtards pour alimenter leur sono grâce au SolarSoundSystem, inspiré d’une invention suisse, le cyclodrome de 1896.

Recyclage d’idées

Au fil des pages, grâce aussi à de courts textes aidant à la réflexion, le lecteur découvre que le progrès n’est pas linéaire et est fait de « recyclage » d’idées et de superposition des techniques plus que de leur remplacement. La voiture à hydrogène ou électrique, ou bien l’Hyperloop (ce système de propulsion dans des tubes à vide), ou encore l’autopartage ou le covoiturage, qui semblent aujourd’hui à la mode, ont en réalité déjà eu leur heure de gloire. De belles trouvailles refusent de mourir et marchent encore, pour des applications de niche, comme le bélier hydraulique, le moteur Stirling… Les dernières pages montrent aussi que la frugalité technique fonctionne, avec un bâtiment inspiré des termitières, ou des vélos solaires ou encore un restaurant autonome en énergie.

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La mise à jour fait « sortir » de la liste des trouvailles de l’édition 2018 un moteur de Nicéphore Niépce (1806), une cheminée solaire de 1903 ou un vélo électrique de 1979. Entrent, en revanche, une installation éolienne danoise pour se chauffer (1975), un four solaire colombien qui fonctionne depuis 1983 ou des structures flottantes de l’artiste Tomas Saraceno. Le personnage méconnu de Maria Telkes, pionnière du solaire pour fabriquer de l’eau potable à partir d’eau salée ou pour chauffer des habitations dès 1948, fait aussi son entrée.

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